Prestation de Service - Recrutement - Management de transition – Informatique (IT) – Finance, RH & Juridique – Industrie & Supplychain

Veille & Tendances

Accueil / Blog

Rentrée 2026 : quelles compétences IT une DSI doit-elle absolument sécuriser ?
Par 0 Comments

Rentrée 2026 : quelles compétences IT une DSI doit-elle absolument sécuriser ?

IA, cybersécurité, cloud, data, ERP, modernisation des applications… Les priorités des Directions des Systèmes d’Information continuent de se multiplier.

Pourtant, derrière ces sujets technologiques, une question beaucoup plus concrète se pose à la rentrée 2026 : la DSI dispose-t-elle réellement des compétences IT nécessaires pour mener tous ces projets ?

Une feuille de route peut être pertinente, les budgets validés et les technologies choisies MAIS sans les bonnes compétences au bon moment, les projets ralentissent.

L’enjeu pour les DSI n’est donc plus seulement de recruter davantage. Il consiste à identifier les compétences IT  réellement stratégiques, à déterminer celles qui doivent être présentes durablement dans l’entreprise et celles qui peuvent être apportées ponctuellement par des experts externes.

Pourquoi la gestion des compétences IT devient-elle un sujet stratégique pour les DSI ?

Le système d’information occupe désormais une place centrale dans pratiquement toutes les fonctions de l’entreprise.

Finance, commerce, production, RH, supply chain, relation client : chaque direction dépend de plus en plus des applications, des données et des infrastructures numériques.

Dans le même temps, le périmètre de responsabilité des équipes IT continue de s’élargir :

  • maintenir et sécuriser l’existant ;
  • moderniser les infrastructures ;
  • accompagner les métiers ;
  • intégrer de nouveaux outils ;
  • exploiter les données ;
  • développer les usages de l’intelligence artificielle ;
  • répondre aux enjeux de cybersécurité ;
  • piloter les prestataires et fournisseurs ;
  • conduire les projets de transformation.

Cette accumulation crée un problème assez simple : toutes les compétences nécessaires ne peuvent pas toujours être disponibles en interne.

L’évolution de l’intelligence artificielle illustre bien cette accélération. Selon l’Insee, 10 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus déclaraient utiliser une technologie d’IA en 2024, contre 6 % en 2023. Pour les entreprises de 250 salariés ou plus, cette proportion atteignait déjà 33 %.

L’enjeu n’est donc plus uniquement de suivre les évolutions technologiques. Il faut disposer des personnes capables de les intégrer dans le système d’information et dans les usages de l’entreprise.

  1. Cybersécurité : une compétence qui dépasse désormais l’équipe sécurité

La cybersécurité reste naturellement l’une des compétences prioritaires.

Mais le sujet a évolué.

Il ne s’agit plus uniquement de disposer d’un RSSI ou de spécialistes capables de déployer des solutions de protection. La sécurité doit progressivement être intégrée dans l’ensemble des projets IT.

Architecture, infrastructure, cloud, développement, identité, applications, data : chaque domaine possède désormais sa propre dimension cyber.

Les DSI doivent donc sécuriser plusieurs niveaux de compétences :

  • gouvernance et pilotage de la sécurité ;
  • gestion des risques et conformité ;
  • architecture et sécurité des infrastructures ;
  • gestion des identités et des accès ;
  • sécurité cloud ;
  • réponse aux incidents ;
  • sensibilisation et accompagnement des utilisateurs.

Le sujet devient encore plus sensible avec l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans les outils et les processus de l’entreprise.

Nous l’évoquions déjà dans notre article consacré aux enjeux de cybersécurité, d’IA et d’assurance cyber : pour les DSI, la priorité consiste désormais à reprendre une vision globale du risque et à aligner les compétences avec les risques réellement supportés par l’entreprise.

  1. IA et automatisation : passer de l’expérimentation à l’intégration

L’intelligence artificielle a occupé une place importante dans les discussions des entreprises ces dernières années.

La question devient maintenant plus opérationnelle.

  • Comment l’intégrer ?
  • Sur quelles données ?
  • Avec quelles applications ?
  • Avec quel niveau de sécurité ?

Et surtout, qui doit piloter ces nouveaux usages ?

Une DSI n’a pas nécessairement besoin de constituer immédiatement une équipe complète de spécialistes de l’IA. Elle doit en revanche disposer de collaborateurs ou d’experts capables de faire le lien entre technologie, données, architecture, sécurité et besoins métiers.

Cela implique des compétences en :

  • architecture des systèmes d’information ;
  • data engineering et qualité des données ;
  • intégration et API ;
  • sécurité ;
  • automatisation ;
  • gouvernance ;
  • gestion de projet et accompagnement des métiers.

L’arrivée des Agents IA accentue encore ce besoin. Comme nous l’expliquions dans notre article sur les Agents IA et leur impact sur les Directions des Systèmes d’Information, ces technologies ne concernent pas uniquement les équipes Data ou Innovation. Support, infrastructure, cybersécurité, développement et data seront progressivement concernés.

La compétence clé ne sera donc pas uniquement de savoir utiliser une IA, mais de savoir l’intégrer proprement et durablement dans le système d’information.

  1. Data : disposer de données exploitables avant de multiplier les outils

IA, reporting, automatisation, pilotage de la performance : de nombreux projets dépendent aujourd’hui directement de la qualité des données.

Pourtant, les entreprises disposent souvent d’environnements hétérogènes.

ERP, CRM, applications métiers, fichiers, solutions historiques, outils SaaS : les données sont réparties dans de multiples systèmes qui n’ont pas toujours été conçus pour communiquer entre eux.

Les compétences Data restent donc stratégiques, notamment autour de :

  • l’architecture des données ;
  • l’intégration et la circulation des flux ;
  • la Business Intelligence ;
  • le Data Engineering ;
  • la qualité et la gouvernance des données ;
  • l’analyse et la valorisation des données.

La tentation peut être forte de commencer par choisir un nouvel outil.

Dans beaucoup de situations, il est pourtant préférable de commencer par une question plus simple : nos données sont-elles suffisamment fiables, structurées et accessibles pour alimenter les usages que nous voulons développer ?

Cette étape conditionne ensuite une grande partie de la réussite des projets Data et IA.

  1. Cloud et infrastructures : conserver la capacité à piloter des environnements hybrides

La transformation des infrastructures ne signifie pas la disparition des compétences historiques.

Au contraire.

De nombreuses entreprises doivent aujourd’hui gérer simultanément des infrastructures internes, des environnements cloud, des solutions SaaS et parfois plusieurs fournisseurs.

Cette hybridation demande des profils capables de comprendre l’ensemble de l’environnement.

Les compétences recherchées ne concernent donc pas uniquement l’administration technique. Elles portent aussi sur :

  • l’architecture cloud et hybride ;
  • les réseaux ;
  • la sécurité ;
  • l’automatisation ;
  • la supervision ;
  • la continuité d’activité ;
  • la maîtrise des coûts ;
  • la gestion des fournisseurs.

Le risque serait de transférer progressivement l’ensemble des compétences vers les prestataires et éditeurs jusqu’à perdre la capacité interne à comprendre et challenger les choix réalisés.

Externaliser certaines expertises peut être pertinent.

Externaliser la maîtrise de son propre système d’information l’est beaucoup moins.

  1. ERP et applications métiers : ne pas sous-estimer les compétences historiques

Toutes les compétences stratégiques ne concernent pas les technologies les plus récentes.

Dans de nombreuses entreprises, la continuité de l’activité dépend encore fortement d’un ERP ou de plusieurs applications métiers historiques.

Ces environnements possèdent souvent leurs propres développements, interfaces, règles de gestion et paramétrages.

Et parfois, une grande partie de cette connaissance repose sur quelques collaborateurs.

Le départ d’un expert peut alors révéler une dépendance qui était jusque-là invisible.

Nous avons consacré un article complet à ce sujet : comment sécuriser le système d’information lors du départ d’un expert IT.

La rentrée peut donc être un bon moment pour identifier :

  • les applications critiques ;
  • les compétences détenues par une seule personne ;
  • les technologies difficiles à remplacer ;
  • les documentations incomplètes ;
  • les successions à anticiper.

Sécuriser ses compétences IT ne signifie pas seulement préparer les technologies de demain. Cela signifie aussi préserver la connaissance indispensable au fonctionnement d’aujourd’hui.

  1. Pilotage de projet et architecture : les compétences transversales redeviennent essentielles

Plus le système d’information se complexifie, plus les profils capables d’avoir une vision transversale deviennent importants.

Un expert peut parfaitement maîtriser sa technologie tout en ayant besoin d’un Chef de projet, d’un Product Owner, d’un Architecte SI ou d’un Responsable IT capable de coordonner l’ensemble.

Ces fonctions permettent notamment de faire le lien entre :

  • contraintes techniques ;
  • besoins métiers ;
  • budget ;
  • sécurité ;
  • fournisseurs ;
  • calendrier ;
  • conduite du changement.

La capacité à piloter devient donc aussi importante que la capacité à produire.

C’est particulièrement vrai lorsque plusieurs projets structurants sont menés simultanément : migration cloud, changement d’ERP, modernisation applicative, projet Data, intégration de l’IA ou renforcement de la cybersécurité.

 

Toutes les compétences IT doivent-elles vraiment être internalisées ?

Probablement pas… C’est même l’un des principaux arbitrages à réaliser par une DSI.

Une compétence nécessaire pendant plusieurs années ne doit pas être traitée de la même manière qu’une expertise indispensable pendant six mois.

De même, le remplacement durable d’un administrateur systèmes n’appelle pas la même réponse que le besoin immédiat d’un expert cybersécurité ou d’un DSI capable de piloter une transformation.

Une grille de lecture simple peut être utilisée.

  • Recruter lorsque la compétence est durable

Le recrutement est particulièrement pertinent lorsque la compétence constitue une composante durable de l’organisation.

C’est notamment le cas lorsqu’elle :

  • intervient quotidiennement dans le fonctionnement de la DSI ;
  • porte une connaissance stratégique de l’entreprise ;
  • doit être développée sur plusieurs années ;
  • nécessite une forte proximité avec les métiers et les équipes.

Dans ce cas, intégrer durablement la compétence permet de capitaliser sur la connaissance et de limiter certaines dépendances externes.

  • Faire appel à une prestation pour une expertise ciblée ou un renfort

La prestation de service répond à une autre logique.

Elle permet d’intégrer rapidement un expert pour répondre à un besoin précis, absorber une charge temporaire ou apporter une compétence qui n’a pas nécessairement vocation à rester en permanence dans l’organisation.

Cela peut concerner, par exemple :

  • une migration ;
  • un projet ERP ;
  • une expertise cloud ;
  • un besoin cybersécurité ;
  • un développement spécifique ;
  • un projet Data ;
  • un renfort temporaire d’équipe.

L’intérêt est alors de disposer de la compétence au moment où elle apporte réellement de la valeur.

  • Utiliser le management de transition lorsqu’il faut piloter et transformer

Le management de transition répond davantage à une situation de pilotage.

Il devient pertinent lorsqu’il faut rapidement disposer d’un manager ou d’un directeur expérimenté pour prendre en charge une période particulière :

  • remplacement temporaire d’un DSI ou d’un manager ;
  • transformation importante ;
  • réorganisation ;
  • situation de crise ;
  • changement d’ERP ;
  • fusion ou acquisition ;
  • remise sous contrôle d’un projet.

Dans ce contexte, l’enjeu n’est pas uniquement d’apporter une expertise technique. Il faut également décider, prioriser, structurer et embarquer les équipes.

Une méthode simple pour identifier les compétences IT à sécuriser

Avant de lancer plusieurs recrutements ou recherches d’experts, une DSI peut commencer par cartographier ses besoins.

Pour chaque compétence importante, cinq questions permettent déjà d’obtenir une vision assez claire :

  1. Cette compétence est-elle indispensable au fonctionnement quotidien du SI ?
  2. Combien de personnes la maîtrisent réellement ?
  3. Serait-elle difficile à remplacer dans un délai raisonnable ?
  4. Est-elle nécessaire durablement ou seulement pour un projet ?
  5. Quel serait l’impact opérationnel de son indisponibilité pendant trois mois ?

Cette analyse permet de faire apparaître trois catégories

Les compétences à :

  • internaliser, parce qu’elles constituent le socle durable de la DSI.
  • sécuriser, parce qu’elles sont critiques et reposent sur trop peu de personnes.
  • mobiliser ponctuellement, parce qu’elles correspondent à une transformation, un projet ou une expertise spécifique.

C’est à partir de cette cartographie que le choix entre recrutement, prestation, formation interne et management de transition devient beaucoup plus rationnel.

 

Rentrée 2026 : commencer par les compétences avant de commencer par les outils

Les DSI vont continuer à être sollicitées sur l’IA, la cybersécurité, le cloud, la data, les ERP et la transformation digitale.

Mais derrière chacun de ces projets se trouve le même facteur de réussite : les personnes capables de les concevoir, de les piloter et de les faire fonctionner.

La priorité de cette rentrée n’est donc peut-être pas d’ajouter un nouveau projet à la feuille de route.

Elle peut être de vérifier que l’entreprise dispose réellement des compétences IT DSI nécessaires pour mener à bien ceux qui sont déjà prévus.

  • Quelles compétences doivent absolument rester dans l’entreprise ?
  • Lesquelles sont aujourd’hui trop dépendantes d’une seule personne ?
  • Quelles expertises devront être mobilisées temporairement dans les 6 à 18 prochains mois ?
  • Et quels besoins nécessitent dès maintenant un recrutement ?

Répondre à ces questions permet de passer d’une gestion réactive des ressources IT à une véritable stratégie de compétences.

Et dans un environnement technologique qui évolue rapidement, cette capacité à disposer de la bonne expertise, au bon moment et sous la bonne forme devient elle-même un avantage pour la DSI.

 

FAQ – Compétences IT et DSI en 2026

Quelles sont les compétences IT prioritaires pour une DSI en 2026 ?

Les priorités dépendent naturellement de chaque système d’information. Cybersécurité, data, cloud, architecture, ERP et applications métiers, intelligence artificielle ainsi que pilotage de projets constituent néanmoins des domaines particulièrement structurants.

Faut-il recruter toutes les compétences IT dont l’entreprise a besoin ?

Non. Les compétences nécessaires durablement et fortement liées à la connaissance de l’entreprise peuvent être internalisées. Une expertise ponctuelle peut être apportée par une prestation, tandis qu’une situation nécessitant un pilotage temporaire peut justifier un management de transition.

Comment identifier une compétence IT critique ?

Une compétence devient particulièrement critique lorsqu’elle est indispensable au fonctionnement du SI, difficile à remplacer et maîtrisée par un nombre très limité de personnes.

Comment choisir entre recrutement IT et prestation ?

La durée et la nature du besoin constituent deux critères essentiels. Un besoin structurel favorise généralement le recrutement. Un besoin ponctuel, une expertise rare ou un projet avec une durée définie peuvent davantage correspondre à une prestation.

Quand faire appel à un manager de transition IT ?

Le management de transition est particulièrement adapté lorsqu’une entreprise doit assurer temporairement une fonction de direction ou de management, gérer une situation sensible ou piloter une transformation nécessitant une expérience immédiatement opérationnelle.

Quelles compétences IT prioritaires à intégrer dans la DSI

Quels choix faire parmi compétences IT à intégrer et sous quel forme ?

S-quaar – Prestation, Recrutement et Management de transition IT & Digital

S-quaar accompagne les entreprises dans leurs enjeux de recrutement et de renforcement des équipes IT & Digital, à travers trois solutions complémentaires : recrutement en CDI, prestation de service et management de transition.

Nous intervenons auprès de PME, ETI et grands groupes sur l’ensemble des métiers de la DSI : infrastructure, systèmes et réseaux, développement, data, cybersécurité, cloud, ERP, gestion de projet, architecture SI et fonctions de management.

Notre approche repose sur une compréhension précise du besoin et une sélection exigeante afin de proposer des experts IT pertinents, fiables et rapidement opérationnels, selon le contexte et la durée du besoin.

S-quaar intervient principalement en France et accompagne également ses clients sur également d’autres fonctions stratégiques : Finance, RH, Juridique et Industrie & Supply Chain.

Contact

Roxane : r.lebreton@s-quaar.fr / 07.89.00.34.14
Nicolas : n.buniowski@s-quaar.fr / 06.77.13.11.92
www.s-quaar.fr

Leave A Comment